ArreX est un robot autonome de surveillance radiologique développé par la R&D de CERAP Prévention. Une innovation majeure qui utilise les nouvelles technologies pour diminuer la dosimétrie des hommes.

 

Indispensable pour la sûreté et la santé des intervenants, la surveillance de la dosimétrie est chronophage, voire fastidieuse. De façon traditionnelle, la prise de mesure en environnement ambiant par un intervenant se fait en trois points du local (point où le débit de dose est le plus élevé, à 30 cm et à 1 m de ce point). Quant à la surveillance de la contamination au sol, elle est assurée sur 100 % de la surface, une fois par mois. « En automatisant les contrôles, ArreX révolutionne ces pratiques », assure Jean-François Greuez, responsable de la Business Line Études Nucléaires. Parfaitement autonome, le robot parcourt toute la surface accessible, reporte sur la cartographie les mesures qu’il réalise avant de revenir à son point de départ. Il n’a pas besoin d’être raccordé à un réseau ni à un ordinateur pour fonctionner. Les données peuvent être remontées soit en différé soit en temps réel. Cas d’usage : les vestiaires peuvent être passés au crible chaque nuit et le responsable radioprotection récupère les cartographies le matin. Ou encore, dans certains endroits où la dosimétrie est importante, cela permet d’envoyer le robot et d’avoir une cartographie exhaustive, sans générer de la dose pour les intervenants.

 

arrex 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur cette vue, la carte en violet (à gauche) représente le chemin suivi par le robot et la carte en vert (à droite) dessine la cartographie dosimétrique.

 

3 modèles prêts à être commercialisés

 

Pour répondre aux différents cas d’usage, Cerap a développé trois modèles. Le robot sans perche mesure les valeurs de débit de dose à 20 cm du sol. Le modèle avec perche mesure la dosimétrie ambiante pour les hommes à 1,50 m du sol. Le troisième modèle contrôle la contamination au sol, série de mesures qui sert à la protection de l’environnement.


arrex 2

 

Les robots utilisent des sondes et appareils du commerce déjà calibrés au plan métrologique.  L’intégralité du châssis, des chenilles, de la carrosserie est designée par les équipes R&D et est fabriquée en impression 3D, ce qui reste très économique. Les trois modèles ont été testés (test de fiabilité et de performance) et sont prêts à être commercialisés. L’un des modèles est d’ailleurs en test sur le site de Valduc. 

 

Visualisation en 2D ou en 3D 

 

Un logiciel de visualisation de la cartographie a été développé en parallèle par CERAP Prévention, permettant une restitution en 2D ou en 3D. « Radmap permet de « rejouer » la cartographie dans le sens où elle a été enregistrée. Le grand intérêt est que l’on peut faire évoluer des personnages dans la cartographie 3D créée par ArreX, en leur faisant réaliser des tâches en différents endroits, en imaginant des scénarios proches d’une journée de travail et ainsi évaluer la dosimétrie reçue par les intervenants », complète Jean-François. « ArreX s’inscrit dans la volonté chez CERAP Prévention d’utiliser les nouvelles technologies pour les intégrer aux pratiques de radioprotection », indique Eve Pinçon, chargée de communication. Comme l’indiquent le partenariat commercial et industriel signé avec Icohup ou encore le projet Radlive, lauréat France Relance.

Pour en savoir plus : trois vidéos de démonstration sur le site de Cerap